Kimchi rapide {pour les impatients}

 

Si j’avais dit « Kimchi » tout court, j’aurais menti…

Je vous explique : le Kimchi est une recette coréenne traditionnelle, elle consiste à faire fermenter des légumes émincés finement. De nombreuses recettes différentes existent mais la plus classique semble se faire à partir de chou chinois. Le concept est simple : on émince ou râpe des légumes que l’on mélange avec des épices, du sel, de l’ail, du gingembre, de la sauce soja (ou sauce de poisson), et un peu de sucre. Ensuite, on met dans des bocaux et on laisse à température ambiante pendant quelques jours (entre 5 jours et 3 semaines). Passés ce délai, le Kimchi peut être mangé. On le conserve alors au frais, il peut se garder environ un an.

Le résultat est acidulé, tire vers des saveurs aigres-douces, comme les pickles.

Et ils ont tout bon, les coréens : les études sur la probiotique ont montré que la fermentation des aliments multipliait considérablement leurs qualités nutritionnelles, avait un effet protecteur sur la flore intestinale, aidait notre système digestif à mieux assimiler et métaboliser tout ce que l’on mange et, cerise sur la gâteau non négligeable, prolongeait leur durée de vie. Pour moi, cette confection n’a que des avantages : c’est facile à élaborer (en plus, on est fier d’expérimenter le processus soi-même !), ce n’est que du bonheur pour son ventre, et en plus ça se garde très longtemps ! Mais surtout, surtout…. c’est vraiment délicieux.

Alors pourquoi j’ai failli mentir ?

Parce que, la réalité, c’est qu’en voulant élaborer un Kimchi selon la méthode ancestrale que je comptais suivre à la lettre, un cher amoureux était déjà impatient de le goûter. Une partie de la préparation est donc partie dans deux pots, prêts pour la fermentation, tandis qu’une autre partie a été dégustée dans la foulée ! Et le goût était à tomber : une salade croquante, fraîche, rappelant très clairement des saveurs asiatiques (et dont le jus qui se forme au fond du saladier se marie parfaitement avec un bon morceau de pain… mais ça, c’est ma note personnelle !).

Finalement, j’ai adapté la version « fermentation » en version « immédiate », en rajoutant quelques assaisonnements et herbes fraîches. Cette salade nommée Kimchi sans fermentation par ici nous a vraiment beaucoup plu – et quand ça plait autant à mon goûteur « durakonvinkre » malgré tout (;-)), je ne manque de partager la recette.

Je vous livre la mienne. Néanmoins, il semblerait que vous puissiez l’adapter complètement en fonction des légumes que vous avez, du moment que vous gardez certains ingrédients obligatoires, marqués d’une étoile (*). Ensuite, vous rajoutez ce que vous souhaitez (radis, concombre céleri branche…).

 


Ingrédients pour un saladier (2 à 4 personnes)

  • 1/2 chou blanc (ou chou chinois, mais je n’ai pas essayé)*
  • 3 oignons nouveaux*
  • 3 gousses d’ail*
  • un morceau de 3-4 cm de gingembre*
  • 40 ml de sauce soja*
  • 1 grosse carotte, voire 2
  • 1 poivron rouge
  • Huile de sésame (au goût)
  • Graines de sésame (au goût)
  • 1 bouquet de persil ou de coriandre

* : ingrédients obligatoires


Préparation :

  1. Émincer finement le chou et le réserver dans un saladier
  2. Préparer les légumes :
    1. Peler la carotte et la couper en gros morceaux
    2. Rincer et couper le poivron rouge de la même façon
    3. Peler le gingembre et les gousses d’ail
    4. Éplucher les oignons nouveaux et les couper en gros morceaux aussi
  3. Mettre tous ces légumes dans un mixeur et mixer jusqu’à ce qu’ils soient très fins : la texture ressemble presque à une sorte de tapenade, une pâte un peu grumeleuse.
  4. Verser sur le chou, ajouter la sauce soja et bien remuer
  5. A partir de là, si vous laissez un peu reposer, les légumes perdent du volume, « marinent » ensemble et un jus s’accumule dans le fond du saladier
  6. Ajouter de l’huile et des graines de sésame, ainsi que des herbes fraîches (persil ou coriandre me semblent les plus appropriées).
  7. Dégustez !

> Vous remarquerez donc que je ne rajoute ni sel, ni sucre car, si cela a une utilité pour la fermentation, je n’ai pas trouvé cela nécessaire pour une version immédiate. La sauce soja – en grande quantité – sale déjà suffisamment.

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