Couronne des rois

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Oyé, oyé !

Quoi ? Mais c’est elle ?! Elle écrit de nouveau un article ? Elle existe encore alors !

Oui, et j’ai de bonnes excuses. Non, pas l’histoire du bébé qui a déboulé dans ma vie tel un tsunami de bonheur (#quiaccessoirementteprendtouttontemps – pour le hashtag le plus long du monde) mais juste une bonne excuse. Celle de chercher le bon moment pour recommencer à cuisiner (et manger froid). Ecrire un article, c’est faire la recette (souvent 2 fois, une fois pour se rendre compte qu’elle est vraiment bonne, une seconde pour mesure au gramme près les quantités), c’est avoir la bonne lumière le jour où on la refait, c’est faire des (jolies) photos, et c’est manger quand ça ne sort pas du four, quand ça n’est plus croustillant, quand la sauce a figé, ou quand la faim est passée.

Sans parler du fait qu’il faille être disponible plus d’un quart d’heure de suite pour faire tout ça, ce n’est pas toujours donné. Et quand le dit quart d’heure existe, j’ai moins envie de le passer à cuisiner qu’à tenter un petit somme impromptu.

Bref, vous l’aurez compris, pas évident de trouver le bon moment ! Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque.

Je débute donc cette année 2020 avec :

  • l’envie de recommencer les publications de recettes sur ce blog ;
  • l’envie de trouver le temps de cuisiner et partager (de prier pour qu’il fasse beau et de manger quand il n’y a plus le temps de manger) ;
  • l’envie de donner un autre angle peut-être à ce blog (j’en parle juste après) ;
  • l’envie de faire simple mais de faire bien. Ou de faire tout court.

En effet, revenir oui mais peut-être en donnant à ce fil de recettes une autre tournure. Je ne serai pas la première à le faire, donc il n’y a pas réellement de valeur ajoutée. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que lors de mes futures recettes réalisées et partagées, un petit bonhomme y aura mis ses mains, aura participé du haut de sa tour d’observation (parce que « tour de toucher » ça n’existait pas), aura goûté (aimé ?) et que si je les réalise, c’est parce qu’il me laisse cette possibilité. C’est parce que j’ai eu envie que ça lui plaise, et que j’adore nos ateliers cuisine, à tous les deux. Je dis « deux » parce que si le papa voyait le chantier que c’est juste après, il nous condamnerait à faire ça sur le balcon, je pense…

Ainsi, les recettes à venir devraient être « enfant friendly », tant dans leur composition (pas trop sucrées ou pas de tofu, par exemple) que dans leur réalisation. Elles ne devraient pas prendre trop de temps, être toujours aussi gourmandes, généreuses et satisfaisantes.


Pour la panse et la pensée, les pupilles et les papilles, le corps et le cœur.

Pour les adultes et les enfants, les bons et les mauvais mangeurs, les petits et gros appétits, les masticateurs et les gobeurs, les « reflux-teurs » et les autres.

Bien sûr, je ne pourrai pas relever tous les défis, mais il y a de fortes chances pour que ma pensée aille dans ce sens, en réalisant et partageant une recette.


Alors pour en revenir à cette recette de galette des rois : bien sûr, elle n’est pas tout à fait conventionnelle ! Étonnant, hein ? Déjà la couleur vous a fait dire « mais c’est à la tapenade, sa galette ?! ». Non pour le coup, les ingrédients utilisés sont classiques, mais la couleur a été donnée par les amandes complètes et le sucre intégral. Forcément, c’est foncé…

Ce que j’aime dans la galette des rois, c’est la garniture surtout ! Alors j’ai cherché un moyen de limiter la pâte feuilletée. C’était ce que je laissais de côté quand j’étais petite (mes goûts restent les mêmes, mais maintenant je suis polie). J’ai donc eu l’idée d’une tarte soleil (c’est toujours beau !) pour qu’il n’y ait qu’une pâte et surtout SURTOUT de l’intérieur. Au point que ce n’est plus vraiment qu’à l’intérieur… Au moins, il n’y a pas ce trottoir trop sec qui s’émiette et qui chatouille la glotte parce que ça reste collé au palais.

Ensuite, j’aime la frangipane mais qu’est-ce que c’est lourd… Cette version permet de manger tout ce qu’on aime dans la frangipane (AMANDES !!) mais en version légère. Et vegan puisqu’il n’y a ni lait animal, ni œuf. Je me suis inspirée de Lili qui va même jusqu’à faire la pâte feuilletée ! Si ça vous tente…

Cette galette a été très appréciée, par diverses personnes, des amateurs et des moins amateurs de galette tradi : elle n’est pas sèche, elle garde tout juste le croustillant de la pâte feuilletée pour le dessous. Une réussite !

Nous sommes le 26 janvier, il n’est jamais trop tard pour une galette des rois. Promis, je ne vous fournirai pas une recette de crêpes au moins d’avril. Quoique…

Sur ce, BONNE ANNÉE à tous !

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Ingrédients :

  • Une pâte feuilletée
  • 200 g de lait (amande ou avoine) + un peu pour dorer la pâte
  • 1/2 càc d’agar-agar
  • 20 g de fécule de maïs
  • 60 g de sucre
  • 10 g d’huile de coco
  • 80 de poudre d’amandes
  • 1 càc d’extrait d’amande amère

J’ai donc utilisé des amandes complètes que j’ai mixées, ainsi que du sucre complet, d’où la couleur très foncée de la garniture. Je réessaierai avec des amandes blanches et du xylitol à l’avenir.

 

Rien de plus simple :

  1. Faire chauffer environ 5 min dans une casserole : le lait, l’agar-agar, la fécule et le sucre.
  2. Pendant ce temps, mixer les amandes si vous utilisez des amandes entières.
  3. Hors du feu, ajouter l’huile de coco, la poudre d’amande et l’amande amère.
  4. Placer cette garniture au frais, pendant 1h (facultatif mais les arômes se diffusent mieux).
  5. Préchauffer le four à 170°C.
  6. Étaler la pâte, déposer la garniture sur le pourtour (voir photos), placer la fève.
  7. Faire une croix au milieu pour créer le côté étoilé. Replier alors les bras de l’étoile sur la garniture…
  8. Mettre à cuire 15 min, ou quand la pâte commence à dorer.

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